Devenir ingénieur agronome

« Véto » c’est bien beau…mais ce n’est qu’une infime partie de l’ensemble des métiers auxquels vous aurez accès après votre prépa! L’objectif de cet article est de vous présenter l’ensemble des compétences que vous pourrez développer en école d’ingénieur agronome ainsi que les « métiers phares » qui feront de vous des acteurs du monde de demain. Force est de constater que les écoles proposées au concours ne manquent pas : AgroParisTech, Sup’Agro Montpellier, AgroSup Dijon, ENSAT de Toulouse, ENSAIA de Nancy, etc. Chacune a sa spécificité et vous proposera un ensemble de parcours « à la carte » avec des formations originales par leur caractère transversal qui associe, dans leurs domaines de compétence, un ensemble de disciplines scientifiques (notamment biologiques), technologiques et les disciplines économiques et sociales. Ces écoles ont pour objectif d’adapter en permanence leur offre de formation et leurs activités de recherche et de développement aux évolutions des besoins humains.

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En raison de l’importance des enjeux stratégiques portés par ces établissements, les directeurs veillent tous depuis quelques années à donner aux écoles d’ingénieurs une plus grande visibilité, à la fois européenne et internationale, et à promouvoir l’attractivité de leurs enseignements qui s’intègrent désormais pleinement dans le système universitaire mondial du L-M-D (Licence-Master-Doctorat).
Pourtant la notion « d’ingénieur agronome » semble toujours floue et difficile à définir…précisément car il n’y a pas de « mission type » pour un ingénieur, et vous vous rendrez compte que si vous choisissez cette voie, vous serez amenés à changer plusieurs fois de métier ! En quelques mots, on ne vous apprend pas un métier précis, on vous apprend à vous adapter à n’importe quelle situation.
De fait, les écoles d’ingénieur agronome se sont fixées deux missions principales quant à la nature de leur enseignement : d’une part dispenser d’une formation « professionnalisante » en favorisant le contact et les échanges avec les professionnels du milieu ; d’autre part diffuser les connaissances à grande échelle en partenariat avec les grands organismes de recherche et les principaux centres techniques professionnels.

 

D’une manière générale, six grands domaines de compétences sont recoupés par les différentes écoles qu’il est possible d’intégrer à la sortie de BCPST :

 

 

 

  • les ressources agricoles et forestières, l’environnement,
  • la transformation agro-industrielle,
  • les biotechnologies,
  • la distribution,
  • les services accompagnant la production et la commercialisation.


Une pédagogie fondée sur des mises en situation nombreuses sur des terrains variés :
Au-delà des stages (qui sont obligatoires en école d’ingénieur), les enseignements mixent les approches théoriques et les problématiques des acteurs par des visites organisées ou des travaux réalisés soit :

  • en laboratoire/sur le terrain,
  • dans des régions,
  • sur des filières,
  • dans des entreprises ou des organismes

Voir la vidéo : youtube.com/embed/9rhGyWwJYTM

 

BCPST, Ecole d'ingénieurs et sécurité de l'emploi

 

L’industrie de l'agroalimentaire, des biotechnologies est à l’abri des turbulences, c’est même une industrie en pleine mutation qui connait des taux de croissance exceptionnels si l’on inclut la filière bio. Elle manque pourtant cruellement de compétences d’autant que les départs à la retraite devraient concerner 7000 personnes d’ici 2016 ! Voilà des opportunités que l’on ne peut manquer lorsque l’on a fait le choix d’une BCPST.

Danone, Lactalis, Kraft Food, Mondelez international, tous les géants de l’agroalimentaire sont en phase de recrutement massif. Les jeunes diplômés sont accueillis à bras ouverts d’autant que les besoins sont importants à tous les niveaux de la chaine : RD, production, marketing, vente, les ingénieurs n’ont que l’embarras du choix tant l’offre est pléthorique.

Le secteur manque surtout de personnels d’encadrement : responsables de fabrication, manager d’équipe, directeurs marketing. On note aussi une recherche de compétences dans les activités liées à l’innovation et la RD.

Dans un monde de plus en plus soucieux des aspects écologiques de la production, la qualité, l’aspect des produits ainsi que les modes de production tenant compte des incidences environnementales ouvrent des voies royales à nos futurs ingénieurs pour qui l’avenir s’annonce radieux. Ne pas oublier d’avoir une double compétence technique et marketing car le savoir faire, ici plus qu’ailleurs, dépend du  faire savoir : force de vente, chaine logistique, production et contrôle de gestion, nos ingénieurs doivent avoir toutes les compétences pour tirer le meilleur parti de leurs connaissances scientifiques.

Quelles sont les compétences les plus recherchées dans le monde du travail aujourd'hui : comprendre les mécanismes en jeux dans les systèmes complexes, préserver la planète, garantir la santé, nourrir les hommes, préserver la vie en rendant le développement durable, il s'agit aussi des bases du programme scientifique de la BCPST et cela constitue le quotidien des ingénieurs agro. On comprend pourquoi dès lors 85% d’entre eux trouvent un emploi dans les deux mois qui suivent leur sortie d’une école d’ingénieurs. Le salaire de départ tourne autour de 30 000 Euro par an.


Les écoles offrent une véritable prise en charge des étudiants dans la construction de leur projet professionnel et mettent à leur disposition un portfolio de contacts bien fourni regroupant tous les professionnels du milieu ou de la filière en question ainsi que des anciens (appelés « alumni ») de l’école disposés à aider les jeunes actifs arrivant sur le marché du travail. Et c’est ce point qui fait la force des Grandes Écoles d’ingénieurs, ce réseau professionnel qui se met en place pendant et après la formation et qui est déterminant dans l’accès à l’emploi et les perspectives d’évolution de carrière.

Les étudiants peuvent éventuellement se faire aider par un référent afin d’élaborer leur projet professionnel. Des dispositifs de formation à la construction du projet personnel et professionnel organisés avec des consultants recruteurs sont également organisés. Plusieurs manifestations sont organisées au sein de l’établissement : soirées métiers, forum entreprises, parrainages avec l’association des anciens élèves…
Enfin, un observatoire de l’emploi et des métiers au sein de l’école assure souvent l’analyse de l’insertion des étudiants et de l’évolution du marché du travail.
Concrètement, quelles thématiques sont abordées dans les écoles d’ingénieur agronome ?

 

                 Agrosciences, environnement, territoires, paysage, forêt :

 

 

Mots clés : Agronomie ; paysage ; nature ; environnement ; sociétés ; agrosystème ; écosystèmes ; agroécosystèmes ; agroécologie ; territoires.
La formation concerne le domaine de la gestion durable des ressources et des milieux, des paysages et des territoires notamment dans un contexte d’espaces anthropisés. Les connaissances se fondent sur différentes disciplines comme l’agronomie, l’écologie, les sciences des sols et du bioclimat, les sciences du paysagisme, la géographie, l’économie et les sciences sociales appliquées au territoire et au développement.
Les compétences : bonne maitrise scientifique et technique des problématiques de l’environnement pour aborder les questions liées à sa gestion.
L’objectif : former par la recherche et avec l’aide de professionnels en activité des cadres pour la recherche et pour le secteur professionnel public et privé, ayant une formation dans les domaines de la production agricole (fonctionnement des agroécosystèmes et leur gestion), de l’environnement dans toutes ses composantes (mesures d’impacts, gestion et valorisation des déchets, évaluation et prévention des risques, politiques de conservation), de la gouvernance des paysages et des territoires

Lire l'article : pourquoi une BCPST

 

BCPST ÉCOLES INGÉNIEURS : Quels sont les débouchés et secteurs d’emploi ?

  • Dans le secteur public, il est possible de présenter des concours pour devenir ingénieur de la fonction publique d’état ou territoriale (organismes de recherche, administrations nationales, collectivités territoriales) dans les domaines de l’environnement, de l’agronomie et de la production alimentaire, de la gestion des ressources, des paysages et des territoires.
  •  Dans le secteur privé, les diplômés pourront occuper des emplois de chargé de projets en bureaux d’études, cabinets de conseils, ou grandes entreprises.


Les secteurs concernés sont ceux relatifs à la pollution des sols, de l’air, ceux de la gestion de l’environnement, du climat, des espaces et des ressources naturelles, incluant la biodiversité, ceux de la production alimentaire et de l’agronomie.

 Voir l'article :  "une prépa BCPST pourquoi pas moi"

Économie de l’environnement, de l’énergie et des transports

 

 

Mots-clés : Économie de l’environnement ; développement durable ; économie de l’énergie ; économie du climat ; énergies renouvelables ; gestion des conflits environnementaux ; modélisation de l’environnement et du climat ; économie de l’eau; économie de la forêt.
Cette formation est destinée aux étudiants souhaitant travailler dans l’entreprise, la recherche et la décision publique.
Les compétences : concevoir des stratégies face aux défis énergétiques et environnementaux (changement climatique, surexploitation des ressources naturelles ou encore pollution de l’eau et de l’air). Intégrer ces stratégies dans les métiers de production, de services et de conseil et disposer des connaissances scientifiques permettant aux plus motivés d’intégrer la recherche privée comme publique. Les enjeux environnementaux et énergétiques demandent de mobiliser des connaissances multiples dans des approches intégrées.
Les objectifs : A l’issu du parcours l’étudiant :

  •  Maîtrise les bases d’économie et ses applications dans un investissement de projet;
  • A une culture générale et des connaissances managériales (analyses coûts bénéfices, décision dans l’incertain, gestion des controverses, négociation).


Quels sont les débouchés ?
Les entreprises de l’ensemble des secteurs de l’énergie et de l’environnement. Les secteurs particulièrement dynamiques incluent les énergies nouvelles (biomasse, éolien, solaire) ; les services liés à l’environnement (déchets, logistique, économies d’énergie) ; le conseil et l’expertise autour des transitions énergétiques et environnementales (adaptation au changement climatique) ; les métiers de la finance et du trading de l’énergie ; ceux dans l’agriculture, l’alimentation, les entreprises de l’eau et de l’industrie des bioproduits ; une gamme de métiers dans le secteur des hydrocarbures et de l’électricité, en particulier dans les services (gestion et logistique du mix énergétique, grilles intelligentes).

 

Productions, filières, territoires pour le développement durable

Mots clés : Sciences et modèles forestiers ; arbre ; écologie ; milieux naturels ; développement durable ; système de production ; filières et territoires
Les compétences :

A la fin de la formation, vous aurez acquis des savoirs : piloter le fonctionnement des systèmes de production dans un objectif de produire des biens et ressources en quantité suffisante et de qualité ; intégrer les processus écologiques assurant la durabilité de ces activités au sein de ces écosystèmes.
Mais vous aurez également développé un ensemble de « savoir-faire » : contribuer à produire des biens et des services, analyser et évaluer et gérer les systèmes de production existant en vue de leur optimisation au sein des filières et territoires ; etc.

Quels sont les débouchés ?

Chargé de mission dans une direction territoriale de l’ONF, à l’assemblée des chambres d’agriculture, Responsable marché dans une firme d’aliments du bétail, Directeur Qualité Sécurité Environnement en industrie agro-alimentaire, Écologie des essences forestières et principes de sylviculture, conservation de la biodiversité et des ressources naturelles.

 

Politiques publiques et stratégies pour l’environnement

L’environnement est un domaine où l’action publique est structurante, que ce soit par l’encadrement des normes ou encore par les services publics associés (eau, déchets par ex).  Ainsi toute action environnementale, qu’elle soit le fait d’une collectivité publique ou d’un acteur privé ou d’une ONG, s’inscrit dans un contexte public, que celui qui la porte doit connaître pour renforcer son efficacité.
Derrière une diversité apparente de thématiques, plus ou moins structurées en filières professionnelles distinctes, les objets traités (eau, air, biodiversité, déchets…) présentent une forte interdépendance qu’il s’agit, dans l’avenir, de gérer explicitement pour une plus forte efficacité.


Les objectifs : Les formations portent aujourd’hui sur le problème de la transition écologique et énergétique, et plus particulièrement : biodiversité et nature (y compris patrimoine et milieux aquatiques), changement climatique, écologie industrielle, pollutions, services publics environnementaux : déchets, alimentation en eau potable/Assainissement .


Ce cursus forme aux métiers de l’environnement et du développement durable aussi bien à l’échelle territoriale, que nationale ou européenne dans un cadre international et d’enjeux globaux.


Quels sont les débouchés ?

Dans le secteur public :

  •  Cadres environnement dans les collectivités locales, au sein de l’État, des organisations internationales et de l’Union européenne
  •  Cadres dans les établissements publics de l’État ou des collectivités (agences de l’eau, observatoires ou agences régionales de l’environnement, parcs nationaux…)


Dans le secteur privé :

  •  Bureaux d’études spécialisés en environnement ou cabinet de conseils généralistes
  •  Gestionnaires d’espaces - animateurs d’actions environnementales,
  •  ONG d’environnement nationales, européennes et internationales.

 

Élevages et filières durables et innovantes

MOTS CLÉS
Animal, systèmes d’élevage, filières animales, physiologie, alimentation, génétique et reproduction animales, durabilité, environnement, agroécologie, ressources, compétitivité, qualité, innovation, relations homme-animal

Les objectifs : Les filières des productions animales et des produits animaux ont plus que jamais besoin de cadres bien formés pour faire face à de multiples enjeux : doublement des productions mondiales de viande et de lait entre 2000 et 2050, maîtrise des impacts environnementaux, compétitivité des filières françaises face à leurs concurrentes européennes et mondiales, prévention de crises sanitaires, respect de l’animal…

 

Les compétences : Nutrition, génétique et reproduction animale, compétitivité des filières animales françaises, état sanitaire des élevages, risques pour l’homme liés à la contamination des produits d’origine animale.

Quels sont les débouchés et secteurs ?


Organismes professionnels de l’élevage (Chambres d’Agriculture, Instituts techniques), organismes d’enseignement ou de recherche (INRA), entreprises de l’alimentation animale et du négoce de matières premières, entreprises de sélection animale, etc.
Quelques métiers :
· Nutritionniste formulateur : conseil aux fabricants d’aliments, veille sur la qualité des matières premières
· Chargé de mission sélectionneur: développement de nouveaux services génétiques aux éleveurs
· Conseiller spécialisé bovins viande, en conventionnel et agriculture biologique

La stratégie internationale des écoles d’ingénieurs :

 

Les stratégies internationales menées par les différentes écoles ont deux objectifs prioritaires : faciliter l’insertion professionnelle des étudiants dans un environnement qui s’internationalise et promouvoir les activités de recherche à l’international.
Pour cela les actions suivantes sont mises en œuvre en fonction des écoles :

  • le départ des étudiants à l’étranger, pour des périodes de stages ou de formation ;
  •  l’accueil d’étudiants, de doctorants et d’enseignants chercheurs étrangers ;
  • de nouveaux partenariats sont en permanence recherchés, avec des universités étrangères, des entreprises privées et des acteurs institutionnels. Beaucoup d’actions sont menées dans un cadre communautaire notamment grâce au programme ERASMUS.


En conclusion ? Une multitude de choix certes, mais qui ne doit pas être perçue comme un « fouilli » immense sur lequel on ne souhaite pas se pencher par peur de s’y noyer, mais bien au contraire la possibilité d’essayer, d’expérimenter, de revenir sur sa décision, de s’ouvrir à l’international et d’acquérir une culture générale sur l’ensemble des domaines qui sont des enjeux agronomiques et environnementaux et représentent un vrai défi pour l’ingénieur du monde de demain.

*'AgroParisTech, école d'ingénieurs du concours BCPST

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