Comment Devenir Véto

Plus qu'un métier, une vraie vocation !

Le métier de vétérinaire possède un fort capital de sympathie auprès des jeunes. N'est-ce pas vers lui que nous nous tournons pour soigner, sauver les petits compagnons que nous chérissons ?  En fait, les travaux du vétérinaire sont beaucoup plus complexes que l'image que nous en avons et ses missions bien plus diversifiées que celle qui consiste à s'occuper des animaux de compagnie. Pas étonnant dès lors que l'accès à cette profession s'apparente à un véritable parcours du combattant.

En fait, le vétérinaire est un ingénieur de toutes les filières de production animale, il contrôle l'hygiène et la sécurité des denrées alimentaires destinées à l'homme, il est responsable de la production et de la distribution des produits pharmaceutiques destinés à soigner les animaux. Dans le monde de la recherche, le vétérinaire est un partenaire incontournable des laboratoires publics (INRA, Institut Pasteur, INSERM…) mais aussi privés. On le voit, notre sympathique médecin des animaux est en vérité un expert de haute volée toutes catégories. On comprend aisément que son parcours scolaire doive se dessiner très tôt, dès la classe de première, tant il est exigeant.

 

Le concours A accessible par la BCPST

Derrière ce sigle un peu barbare se cache l'ensemble des matières dans lesquelles le vétérinaire excelle : biologie, physique, chimie et science de la terre. La prépa s'étale sur deux années pendant lesquelles les étudiants acquièrent les bases scientifiques qui leur permettront de passer le concours des ENV (écoles nationales de vétérinaires). Chaque année environ 500 places sont ouvertes pour 2500 candidats, on note que la sélection est très sévère, seuls les meilleurs pourront prétendre intégrer une des 4 écoles vétérinaires françaises (Maison Alfort, Nantes,  Toulouse, Lyon).

Pour être admis dans une CPGE publique, il faut avoir un dossier scolaire sans faille et être issu de la filière S.  Il existe une seule prépa privée, l'Ecole Saint Hilaire, située à Paris et qui offre une réelle alternative pour de bons élèves, motivés, qui préfèrent l’ambiance feutrée des cours privés dans un cadre performant. 

Les autres voies en France : le concours B est ouvert aux titulaires d'un DEUG B (diplôme d'études universitaires générales), le  C, quant à lui, est réservé aux titulaires d'un BTS (brevet de technicien supérieur) ou d'un DUT (diplôme universitaire de technologie) & enfin le concours D, est spécialement conçu pour les étudiants en médecine, pharmacie ou odontologie (il n'y a généralement que 2 places disponibles par an pour ce concours)

A noter que ces trois concours complémentaires n'offrent que très peu de places, environ 15% de celles offertes par le concours A !

Attention au mirage des études vétérinaires à l'étranger !

Pour éviter ce parcours de l'excellence qui mène au concours A, certains partent à l'étranger, en Belgique notamment, car les études y sont réputées plus faciles. Une analyse exhaustive de l'ensemble des formations vétérinaires dans le monde démontre pourtant que les cursus sont à peu près identiques du fait de la réforme LMD  imposant un même standard de compétence international.  On peut toutefois faire quelques constats  :

- Le recrutement à la fin des études secondaires y est largement prédominant, même s'il existe des voies d'accès spécifiques souvent délicates à évaluer, diverses et généralement présentées comme marginales sauf à Dublin et dans des facultés britanniques.

- Il existe un fort décalage entre les exigences affichées par les facultés et le niveau réel de diplôme et de formation des candidats. Les conditions de sélection et

- le grand nombre de candidats aboutissent au recrutement d'étudiants surdiplômés ou ayant des notes de fin d'études secondaires très supérieures au niveau requis.

- Le numerus clausus, appliqué dans la plupart des facultés vétérinaires à quelques exceptions près, impose la mise en œuvre d'une procédure de sélection des candidats les plus aptes et les plus motivés.

- Les étudiants français qui croient que le niveau à l'étranger est moins important se leurrent ! Ce qui change en fonction des pays c'est la nature du numerus clausus ou encore l'année où se fait la sélection. En Belgique, par exemple,  jusqu'à la dernière année d'étude on peut être exclu de la filière véto! Les taux de redoublement de la première année partout ailleurs en Europe sont très dissuasifs...  Ajoutons à cela les problèmes d'adaptation, de langue, de logement qui mettent les étudiants étrangers en situation d'infériorité et le tableau sera assez complet des difficultés rencontrées.

En synthèse, ce qu'il faut savoir : statistiquement, la France offre un taux de réussite en moyenne plus élevé que les autres pays européens car une fois dans les ENV, les étudiants sont à peu près assurés de leur succès.  Rappelons que ceux qui ratent les ENV accèdent à toutes les autres écoles d'ingénieurs du concours car la BCPST conduit à des centaines d'écoles de réputation internationale tandis que les classes préparatoires constituent à elles seules un gage de sérieux autrement plus prestigieux qu'un Deug, un IUT ou autre BTS !

 

Se former à l'Ecole Nationale Vétérinaire

 En France, il y a quatre écoles de vétérinaires qui se trouvent à Maisons-Alfort, à Nantes, à Lyon et à Toulouse. Pour accéder à une de ces écoles, vous passez un concours national d'entrée après les deux années de classe préparatoire de BCPST.

Avec un taux de réussite proche de 80 %, ce sont près de 548 étudiants qui s'engagent chaque année dans des études vétérinaires. Alliant enseignements scientifiques et enseignements professionnels, cette formation garantit un diplôme de qualité particulièrement apprécié par les professionnels et répondant aux besoins actuels des secteurs d'activités, notamment ceux de l'agriculture, l'agroalimentaire, la chimie, la plasturgie, l'industrie pharmaceutique, etc.

La formation en école vétérinaire se déroule sur 5 ans. Les quatre premières années constituent un cycle de tronc commun dans lequel l'étudiant suit des cours théoriques (en zootechnie, anatomie, pathologie, physiologie, bactériologie, parasitologie, virologie, pharmacologie, épidémiologie, chirurgie, etc.) et des cours pratiques complétés par des stages en milieu professionnel. Les élèves valident ce premier cycle avec le Diplôme d'Etudes Fondamentales Vétérinaires (grade master). La cinquième année d'école vétérinaire est une année d'approfondissement pratique et de recherche durant laquelle les étudiants soutiennent leur thèse de doctorat. La formation théorique s'accompagne d'un stage de 27 semaines. C'est au cours de cette même année que les futurs vétérinaires approfondissent leur pratique clinique et se spécialisent dans une filière (animaux de compagnie, nouveaux animaux de compagnie (NAC), animaux de production, etc.). Ce cycle est alors validé par le Diplôme d'Etat de Docteur Vétérinaire (DEV) de grade doctorat.

 

En direct avec un Véto...une interview de Marie, qui exerce son métier dans la Région Parisienne.

Le métier de Véto fait rêver les jeunes gens, il est donc bon de se confronter à la réalité des praticiens avant de s'engager dans cette filière très exigeante.

Comment êtes-vous devenue vétérinaire ? Mon parcours est un peu atypique. Je suis entrée à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort avec l'idée de soigner des chevaux et et j'avais perdu l'envie de m'occuper d'animaux. J'avais, au départ, une vision naïve du métier : je croyais que l'amour des animaux était la qualité primordiale pour pouvoir les soigner. Je me suis alors demandée si je ne m'étais pas trompée d'orientation. J'ai donc intégré une école d'agro puis j'ai travaillé dans le service Hygiène et Qualité dans une entreprise qui confectionne des repas pour les avions. Mais ma volonté de côtoyer des animaux a été plus forte. Pour me remettre à niveau, j'ai entrepris des stages dans des cliniques spécialisées puis des remplacements. Il y a six ans, j'ai enfin pu créer ma propre clinique avec une associée et je soigne depuis une clientèle canine (chiens, chats et petits animaux de compagnie).

Comment se déroule une journée type ? Chaque jour, je reçois une dizaine d'animaux. Il y a deux sortes de consultations : tout d'abord la visite annuelle, j'examine l'animal, j'écoute les problèmes, je vérifie que les vaccins sont à jour. L'autre type de visite concerne les animaux que je reçois car ils sont malades. J'établis alors un diagnostic. Certains cas nécessitent une opération, pour une castration par exemple. L'animal est alors hospitalisé dans mon cabinet qui abrite aussi un bloc opératoire et une salle radio. Je suis aussi amenée à euthanasier les animaux en fin de vie, un acte douloureux mais très important dans l'accompagnement de l'animal et de ses maîtres. C'est un aspect difficile de mon métier, loin de la vision idyllique que l'on peut s'en faire. Et quand j'ai du temps, je calcule les recettes et je gère le stock de médicaments (achats à la centrale, ventes aux clients...).

Quelles sont les qualités pour être un bon vétérinaire ? Avec les animaux, je me dois de rester calme, de ne pas avoir peur d'eux pour bien les manipuler et les rassurer car ils ont tendance à être nerveux quand ils vont chez le vétérinaire. Il est indispensable d'avoir une grande technicité et de maintenir ses connaissances médicales à jour. L'écoute est une qualité indispensable, il ne faut jamais négliger les maîtres et leur inquiétude. Être capable de mettre fin à la vie d'un animal, n'est pas chose aisée, j'ai appris à garder de la compassion sans trop m'impliquer pour me protéger aussi. Tout cela en prenant en compte la peine des maîtres et le lien spécifique qu'ils ont avec leur animal.

Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui voudrait suivre votre voie ?Pour qu'il se fasse une idée, il doit passer de son propre chef quelques jours chez un vétérinaire. Je reçois des jeunes à mon cabinet. Quand ils ont vu à quoi ressemblait réellement le métier, 9 sur 10 ne veulent plus devenir vétérinaire (rires) !

Pour terminer, quels sont les principales missions d'un vétérinaire aujourd'hui ?  Elles sont variées, multi-facettes. Le vétérinaire doit en général :

- établir des diagnostics ;

- mettre en place des traitements ;

- procéder à la stérilisation des femelles ;  

- procéder à des interventions chirurgicales ;

- vacciner et vermifuger les animaux ;

- réaliser toutes sortes d'examens complémentaires : radios, analyses de sang... ;

- pratiquer des inséminations artificielles s'il intervient sur les animaux de la ferme ;

- intervenir d'urgence sur les mises bas complexes ;

- informer les maîtres sur les bonnes pratiques de soins à mettre en place pour chaque animal ;

- contribuer au contrôle de l'hygiène dans les industries agroalimentaires ;

- participer à la mise au point, à la production et à la commercialisation de médicaments et d'aliments pour animaux ; 

- faire éventuellement de la recherche.

 

Pour en savoir plus : www.prepa-bcpst.com

 

 

 

 

 

image bloc inscription
Ouverture des inscriptions prépa BCPST à partir de mars 2018. Logement : l'école peut aider les familles dans leur recherche pour un logement d'étudiant, il est conseillé d'entreprendre ces démarches le plus tôt possible. INSCRIVEZ VOUS EN LIGNE

Intégrer Saint-Hilaire

Pour que l'on vous recontacte
Renseignez les champs ci-dessous
* champs obligatoire
captcha

TÉLÉCHARGEMENT

  ÉCOLE SAINT HILAIRE
ÉCOLE SAINT HILAIRE
Établissement privé indépendant

24 ter rue Charcot
75013 PARIS
Tel : 01 45 85 58 94
admission@mynwu.com